Tout savoir sur l’analyse de la Supply Chain

La Supply Chain, ou chaîne des approvisionnements ne doit pas être confondue avec la chaîne logistique classique. La Supply Chain intègre l’ensemble des flux entre les différents intervenants, depuis l’extraction de la matière première jusqu’à la livraison au client final. La chaîne logistique, quant à elle, comprend uniquement la gestion de l’entrepôt, des stocks et de la partie transport. Une Supply Chain regroupe ainsi tous les partenaires au service du client final.

Après la mise en place d’une Supply Chain, et pour tout savoir sur la Supply Chain, il est important de comprendre quelle analyse peut être réalisée à partir des différents éléments de celle-ci. L’analyse se fait de façon méthodique à l’aide d’outils de gestion performants, qui sont une aide précieuse quant à la prise de décision et d’amélioration de la Supply Chain.

Qu'est-ce que l'analyse de la Supply Chain ?-1

L’importance du Big Data dans l’analyse de la Supply Chain

Pourquoi est-ce que le Big Data est important pour l’analyse de la Supply Chain ? Le Big Data définit un nombre incalculable de données informatiques traitées par les entreprises. Savoir comment réaliser l’analyse de ces données alimentées automatiquement et en flux continu est un avantage pour l’entreprise dont les activités sont intégrées dans une Supply Chain.

Le Big Data management et la logistique de la Supply Chain

Par logistique, on entend :

  • les approvisionnements (stock entrant) ;
  • la gestion de l’entrepôt ;
  • l’optimisation du stock (stock immobilisé) ;
  • la préparation et l’organisation des livraisons ;
  • l’expédition (stock sortant).

Le Big Data prend toute son importance dans l’analyse de cette partie de la Supply Chain. Chacune des données peut être exploitée par les services concernés. Ainsi, le partenaire de la Supply Chain peut aisément contrôler en temps réel le volume de chargement des camions, la quantité de marchandises présentes à bord de chaque véhicule, les retards éventuels dus aux aléas de la route, les livraisons effectuées ou en cours, et également, géolocaliser chaque camion de transport de marchandises.

On l’aura compris, le Big Data fournit des ressources inépuisables au service logistique de l’entreprise. En plus de pouvoir suivre la filière transport, l’intégration du Big Data dans le Supply Chain Management (SCM) permet de maîtriser les coûts de transport, de les adapter à une situation précise et ainsi, de prendre les bonnes décisions.

L’approvisionnement de l’entreprise : Big Data et Supply Chain

L’approvisionnement dépend du service achat de l’entreprise. Par définition, acheter au cours le plus bas permet d’augmenter les marges finales. L’analyse du Big Data, dans le cadre de la Supply Chain, est donc une alliée de qualité dans les prises de décisions d’approvisionnement. Les entreprises ont ainsi la possibilité de :

  • gérer au mieux leurs coûts d’achat ;
  • anticiper leurs approvisionnements ;
  • diminuer les coûts de production ;
  • se positionner par rapport à la concurrence.

Bien évidemment, le niveau d’analyse dépend du système de SCM (Supply Chain Management) mis en place. Plus le processus d’analyse est fiable et plus l’organisation des approvisionnements est optimale.

La notion d’approvisionnement est liée aux prévisions des ventes. La mission du service achat est d’avoir assez de ressources en stock pour éviter toute rupture sans tomber dans le surstockage. Les informations des flux de données des ventes sont donc particulièrement analysées, et ce, à plusieurs niveaux :

  • les ventes détaillées par produit ;
  • les marges réalisées ;
  • les prévisions d’activité sur plusieurs mois.

C’est donc en fonction de l’analyse de ces données que l’entreprise mène sa politique d’approvisionnement.

Plusieurs actions sont mises en place au cours de l’approvisionnement par l’intermédiaire de la Supply Chain. Chaque élément de la chaîne est ainsi intégré dans le flux du Big Data et participe à l’analyse des données.

  1. Arrivée de la matière première : vérification, comptage, intégration comptable.
  2. Intégration dans les stocks : rangement physique, contrôles divers, mise à jour du stock, prévision de mise à disposition du personnel le jour de la livraison.
  3. Gestion de l’entrepôt : définition de l’ordre d’arrivée et de sortie des produits, nouvelle organisation éventuelle de l’entrepôt, marquage physique des produits (scanner).
  4. Sortie de stock : respect de l’ordre de sortie défini, actions comptables sur le niveau de stockage, emballage, respects des consignes de sécurité, chargement.

Toutes ces actions sont donc intégrées dans la Supply Chain. Ainsi, chaque partenaire de la chaîne peut avoir accès à ces données et peut, à son tour, anticiper pour l’un, la réception du camion de transport, pour l’autre, la mise à jour des éléments comptables et l’émission du bon de livraison ou de la facture.

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Les différents outils d’analyse de la Supply Chain

Quels sont les outils à utiliser pour l’analyse de la Supply Chain ? On l’aura compris, chaque mouvement de stock, chaque approvisionnement et chaque sortie de marchandises entraînent un flux de données envoyées vers la Supply Chain. Les différents services de l’entreprise (achat, comptabilité fournisseur et client, commercial, logistique, marketing, relations humaines) sont impactés par ces mouvements.

Ces données sont toutes inter opérantes entre les services concernés. L’information de la mise en stock de marchandises impacte l’entreprise en son intégralité. La Supply Chain permet donc de regrouper toutes ces données en un seul et même endroit, pour une consultation optimale au quotidien.

Plus la Supply Chain est longue et plus l’entreprise possède des outils adaptés au transfert de ces éléments au sein de la chaîne.

L’ERP (Enterprise Ressource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégrée)

L’ERP est un outil de gestion de l’ensemble des ressources de l’entreprise. Il intègre toutes les données liées au fonctionnement des services. L’ERP interconnecte les éléments et fournit les KPI (Keys Performance Indicators), qui sont des indicateurs de performance utilisés par le service marketing et la direction de l’entreprise.

Le CRM (Customer Relationship Management) ou GRC (Gestion de la Relation Client)

Le CRM répertorie toutes les informations relatives aux clients et prospects. Il est utilisé par plusieurs services de l’entreprise et remet de nombreux indicateurs commerciaux. Il est notamment très apprécié par les commerciaux qui retrouvent instantanément les renseignements sur un client ou un prospect.

Le CRM et l’équipe commerciale

La force de vente de l’entreprise a un accès global aux échanges entre les clients et la plateforme commerciale : commandes en cours, ventes, avoirs, SAV, emails et courriers.

Le service marketing et le CRM

Toute opération marketing passée, en cours ou à venir, est répertoriée dans le CRM. Depuis les campagnes promotionnelles jusqu’au démarchage de nouveaux clients, le service marketing peut intégrer, depuis cet outil marketing, de la publicité sur les réseaux sociaux et lancer ensuite des statistiques précises.

Analyse commerciale, le point fort du CRM

Le CRM est l’outil parfait pour l’analyse commerciale et la gestion de l’entreprise. Il permet de réaliser :

  • des statistiques poussées ;
  • des tableaux de bord analytiques ;
  • des segmentations d’activité.

C’est donc un assistant efficace pour suivre la rentabilité globale de l’entreprise.

Le SRM (Supplier Relationship Management) ou GRF (Gestion de la Relation Fournisseur)

Le suivi de la relation entre les fournisseurs, les sous-traitants et l’entreprise est primordial. Le logiciel de SRM installe une relation de confiance entre les différents partenaires. Par sa connexion au réseau internet, il offre la possibilité de réaliser du sourcing afin trouver de nouveaux prestataires. En intégrant ses besoins en approvisionnement ou en sous-traitance, l’entreprise est directement mise en relation avec différents fournisseurs qui postulent en ligne et répondent aux appels d’offres.

Le WMS (Warehouse Management System) ou gestion de l’entrepôt

Le WMS est aussi important que l’ERP. Il pilote toute l’activité de l’entrepôt de l’entreprise : suivi du stock, réception, stockage et expédition, moyens humains. L’outil WMS peut être intégré dans le logiciel d’ERP de l’entreprise. Il offre donc un excellent suivi des flux et de la chaîne logistique.

Le TMS (Transport Management System) ou gestion de la logistique transport

Le TMS vient en bout de chaîne. Il gère la flotte de véhicules, permet d’organiser les plannings de chargements et de déchargements, et géolocalise les véhicules en cours de livraison. Des outils de reporting sont intégrés dans le TMS comme le suivi des litiges et la remise d’indicateurs de performance dits KPI logistique.

L’intégration des outils dans la Supply Chain

Tous ces outils voient leurs données intégrées au sein de la Supply Chain. On imagine volontiers le nombre colossal d’informations contenu dans celle-ci pour un seul projet !

La Supply Chain se situe au coeur du processus de la gestion commerciale, logistique et humaine. Chaque partenaire de la Supply Chain saisit toutes les informations utiles dans l’outil de SCM (Supply Chain Management), qui les analyse, les traite et les restitue consolidées et accessibles à tous.

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