La lutte contre le sur-emballage est une « chasse au vide » permanente, afin de limiter la quantité des emballages au strict nécessaire, et l’impact environnemental de chaque produit. Découvrons ensemble comment lutter efficacement contre le sur-emballage.

Il s’agit d’une lutte dont les objectifs sont aisément partagés par l’ensemble des acteurs publics et privés : la réduction du sur-emballage. Chacun a en tête son propre paquet de biscuit emballé dans un étui en carton, contenant des parts individuelles, chacune emballée dans un film plastique individuel. D’après les calculs de l’ADEME, 90 milliards d’emballages sont jetés chaque année en France, soit près de 2 900 chaque seconde. Ce rapport à l’emballage questionne d’abord la raison même de son existence : il protège contre les chocs, préserve les qualités nutritionnelles du produit, assure sa conservation et sert de support d’informations. Dans ce contexte, est-il donc nécessaire de multiplier à ce point les emballages ? Les pouvoirs publics s’engagent aux côtés de nombreuses entreprises pour réduire le sur-emballage, leurs coûts et leur empreinte environnementale. Découvrons ensemble comment les imiter !

 

A l’échelle de l’entreprise : traquer la réduction du vide, mettre en place l’éco-emballage

 

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De nombreuses entreprises s’engagent en faveur de la transition environnementale en pratiquant l’éco-emballage. Il s’agit d’une démarche préventive consistant à évaluer les conséquences d’un emballage sur l’environnement tout au long de son cycle de vie, du prélèvement des matières premières jusqu’à leur recyclage. L’objectif est de marier les performances commerciales de votre produit (votre emballage doit pleinement remplir ses fonctions d’origine malgré tout) tout en le rendant compatible avec une transition environnementale soutenable.

Concrètement, la mise en œuvre de l’éco-emballage consiste à « chasser le vide », c’est-à-dire à traquer chaque centimètre d’emballage non essentiel. Pour l’appliquer au quotidien, il est nécessaire de :

  • Optimiser la taille et le volume de l’emballage en réduisant la surface ne remplissant pas sa fonction de protection ni de conservation du produit
  • Choisir des matériaux recyclés, bio-sourcés et respectueux de l’environnement
  • Choisir une imprimerie possédant le label Imprim’Vert, garantissant l’utilisation d’encres à base végétale et une gestion raisonnée des déchets

 

Une compétition entre concurrents pour accroître la réduction des emballages, et afficher les meilleures performances

 

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux engagements écologiques de leurs marques préférées, et sont de plus en plus nombreux à orienter leur choix de consommation en faveur des plus proactives. Les concurrents l’ont bien compris, et se livrent une intense compétition vertueuse afin d’afficher les meilleures performances environnementales.

Parce que chaque consommateur réalise toujours ses choix parmi un panel de produits à sa disposition (dans un rayon ou sur un site de vente en ligne), la perception d’un produit dépend toujours de la manière dont les autres sont présentés. Ainsi, plus les industriels réduisent le sur-emballage, plus ils encouragent leurs pairs à faire de même.

 

A l’échelle du consommateur : il se doit d’être informé et sensibilisé à la lutte contre le suremballage

 

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Un véritable enjeu de communication naît alors pour faire valoir les efforts de chacun auprès des consommateurs. Concrètement, cela passe par des campagnes de sensibilisation sur le recyclage, le tri sélectif et les bonnes pratiques mises en place par l’entreprise.

Il est de la responsabilité des entreprises de sensibiliser les consommateurs sur les meilleures pratiques à adopter, en les encourageant à :

  • Préférer les produits non sur-emballés : entre deux produits similaires mais possédant des emballages différents, autant faire un choix éco-responsable. Les produits concentrés peuvent être une alternative judicieuse, à l’image des éco-recharges
  • Préférer des produits en vrac ou au détail pour éviter les emballages inutiles (viande, charcuterie, fromage, épicerie, produits d’hygiène, etc.
  • Choisir une contenance adaptée à vos besoins car il est parfois préférable d’acheter un produit au format familial que l’on peut conserver, plutôt qu’une multitude de petites portions

L’éducation des consommateurs et leur orientation est également une mission confiée aux industriels, en partenariat avec les agences publiques engagées dans cette démarche.

Le triptyque « Emballage / Produit / Environnement » doit être au cœur de la démarche des industriels et des consommateurs. De nombreux efforts sont encore à réaliser avant d’atteindre l’objectif 100% Zéro Déchet, mais il est nécessaire de souligner les efforts nombreux réalisés par de multiples acteurs industriels. Au-delà de l’aspect environnemental, la réduction du sur-emballage revêt aussi un enjeu économique : dans le secteur alimentaire, l’emballage représente jusqu’à 20% du coût du produit fini. Pour les produits de luxe tels que les parfums, ce pourcentage peut même grimper à 65% ! Il s’agit donc d’une problématique prioritaire à de nombreux points de vue.

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