Les indicateurs de suivi pour une Supply Chain maîtrisée

Composée de nombreux maillons, comme les achats, le stockage ou encore la distribution, la Supply Chain, ou chaîne logistique, est un enjeu stratégique pour une entreprise. En effet, en la maîtrisant, l’entreprise peut améliorer la satisfaction client, diminuer ses coûts et mieux faire face à des risques tels que la défaillance d’un fournisseur ou un pic de volume imprévu. Les enjeux environnementaux entrent également en compte dans le Supply Chain Management.

Mais comment mesurer la performance de la Supply Chain de façon efficace ? Comment choisir le bon KPI ? Existe-t-il d’ailleurs un seul bon KPI ? Voici des réponses concrètes qui permettront la mise en place d’un tableau de bord performant pour gérer, mesurer et maîtriser la Supply Chain.

Comment mesurer la performance de la Supply Chain ?-1

Choisir les bons indicateurs pour évaluer la performance des achats

Commençons par le premier maillon de la Supply Chain : les achats. Les achats ont un impact direct dans les résultats de l’entreprise. Il est donc essentiel de pouvoir les maîtriser au travers d’indicateurs de suivi fiables. De nombreux indicateurs peuvent être sélectionnés pour évaluer la performance des achats comme :

  • le coût moyen d’opération ;
  • la fiabilité des fournisseurs ;
  • le taux de litige ;
  • le taux de retard ;
  • le taux de service ;
  • le taux d’achats par famille de produits.

Ces KPIs sont ensuite intégrés dans un tableau de bord général afin de mettre en place une surveillance permanente. Des seuils d’alerte peuvent également être mis en place afin d’anticiper des coûts supplémentaires ou des ruptures.

Les KPIs d’approvisionnement peuvent donc concerner les achats en eux-mêmes, mais aussi les négociations réalisées avec des fournisseurs. Par exemple, le KPI de la conformité permet d’établir le nombre de commandes conformes par rapport au total de commandes reçues. Il est également intéressant de suivre un autre indicateur qui concerne les fournisseurs : celui de la non-conformité qui mesure les commandes reçues hors délai.

Définir les KPIs liés au transport pour analyser sa Supply Chain

Le transport est un des principaux éléments du Supply Chain Management, ou gestion de la chaîne logistique. Les indicateurs de performance de la logistique sont considérables. Il convient donc de les sélectionner en fonction des objectifs principaux de l’entreprise. Voici quelques exemples d’indicateurs de suivi liés au transport :

  • le taux de remplissage par véhicule ;
  • le taux de service par chauffeur ;
  • la consommation de carburant au 100 km ;
  • le taux de transport à vide ;
  • la durée moyenne d’opération ;
  • le niveau d’utilisation de la flotte ;
  • le coût du transport sur les ventes ;
  • le taux de livraison dans les délais.

En fonction de la taille de l’entreprise et de son secteur d’activités, certains indicateurs doivent être plus suivis que d’autres. Comme nous le verrons plus tard, le transport joue un rôle déterminant dans la RSE, la responsabilité sociétale des entreprises.

Dans le transport logistique, l’étape finale est sans aucun doute la plus coûteuse et la plus aléatoire : c’est l’étape du dernier kilomètre. Cette ultime étape du processus de livraison des produits vers le client est un enjeu majeur pour les entreprises, car de plus en plus de colis sont envoyés et livrés, notamment dans les centres-villes. Même si le développement de la livraison en point relais limite l’impact des camions sur l’environnement, les entreprises et les clients doivent trouver d’autres processus d’optimisation de la livraison.

Optimiser le stockage grâce à des indicateurs pertinents

Après le transport, le stockage fait partie des postes qui génèrent les coûts les plus importants pour une entreprise. C’est la raison pour laquelle des KPIs doivent être utilisés afin d’améliorer ce maillon de la Supply Chain. Le stockage, aussi appelé entreposage, a pour objectif de gérer une installation de stockage, et non des produits comme dans la gestion du stock que nous verrons plus tard. Cette gestion du stockage se caractérise par trois éléments principaux.

  1. Premièrement, il faut gérer les emplacements afin d’identifier les emplacements disponibles. Pour cela, il faut connaître le taux de remplissage de l’entrepôt par exemple.
  2. Deuxièmement, le stockage implique la gestion de la manutention. La manutention regroupe les équipes et les véhicules avec, entre autres, le suivi du taux des charges de manutention, le taux de commandes préparées dans les délais ou le niveau de service.
  3. Troisièmement, il faut gérer les aménagements comme la signalisation et les quais de chargement et de déchargement. Le KPI de la durée moyenne de transbordement et le taux de mouvement des quais vers le stock sont alors privilégiés.

Comment mesurer la performance de la Supply Chain ?-2

Mesurer la performance de la Supply Chain grâce aux KPIs liés au stock

Le stock regroupe des emballages, des produits, des matières ou encore des fournitures. Le gestionnaire de stock doit connaître l’état de son stock aussi bien en quantité qu’en valeur. Pour cela, il dispose de plusieurs indicateurs à intégrer dans un tableau de bord consacré à la gestion des stocks :

  • le coefficient de rotation des stocks ;
  • le nombre de ruptures de stock ;
  • la valeur moyenne du stock ;
  • l’indicateur de contraction de stock ;
  • le stock moyen de la période ;
  • l’indicateur de possession des stocks ;
  • etc.

Ces indicateurs diffèrent des indicateurs relatifs au stockage. Il s’agit donc bien de deux activités distinctes au sein de la Supply Chain. Concernant la gestion des stocks, un de ses principaux objectifs concerne la maîtrise des stocks.

L’impact du facteur humain et environnemental dans la performance de la Supply Chain

Nous finissons le tour d’horizon des indicateurs de performance de la Supply Chain par des indicateurs communs à tous les maillons de la logistique : le facteur humain et le facteur environnemental. En effet, dans toutes les entreprises, des indicateurs complémentaires doivent être ajoutés aux tableaux de bord afin d’aborder d’autres types de performances. Cela correspond à la mise en place d’une stratégie RSE.

Les enjeux sociaux du Supply Chain Management

Le Supply Chain Management doit inclure une analyse de la qualité de l’activité humaine avec une analyse de risques :

  • le taux de fréquence des accidents de travail ;
  • le taux de gravité des accidents de travail ;
  • le taux de turn-over ;
  • le taux de risques liés aux TMS ;
  • le facteur de pénibilité du travail ;
  • le taux d’absentéisme.

Les enjeux environnementaux du Supply Chain Management

La protection de l’environnement et la diminution de l’empreinte énergétique poussent les entreprises et leurs clients à s’engager et à prendre des mesures fortes. Des processus sont mis en place à tous les niveaux de la Supply Chain pour répondre à ces préoccupations environnementales déterminantes. Concernant le facteur environnemental de la RSE, il est jugé grâce au KPI de la consommation d’énergie, au taux de transports alternatifs à la route, au nombre de tonnes transportées par kilomètre, etc. Les données sont analysées et permettent aux entreprises de perfectionner leur organisation interne et de réduire leur impact sur l’environnement.

En conclusion, le Supply Chain Management regroupe de nombreux indicateurs destinés à améliorer les performances des entreprises, comme les flux logistiques, mais aussi la satisfaction des clients. C’est une organisation complexe, mais nécessaire, qui est mise en place au sein des entreprises afin d’optimiser la livraison et la production. Grâce à la formation, la RSE offre de nouvelles opportunités aux entreprises qui prennent des mesures de protection de l’environnement, mais aussi des mesures sociétales et sociales.

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