La massification des données bouleverse de nombreux secteurs d’activités, notamment le supply chain management. A tel point que le big data peut considérablement renforcer la compétitivité des entreprises françaises.

Le Big Data est d’ores-et-déjà présenté comme l’une des technologies les plus disruptives de la première moitié du XXIème siècle. A l’origine de l’explosion quantitative des données numériques, il permet de traiter, partager et d’analyser des données dans une proportion jusqu’alors inconnue. Qu’il s’agisse de nos messages, de nos photos, localisations GPS, historique de navigation, environ 2,5 trillions d’octets de données sont traités chaque jour. Avec l’intelligence artificielle, il s’impose à grande échelle, dans tous les secteurs d’activité comme un axe stratégique de développement des entreprises.

Les apports du Big Data pour le Supply Chain Management (SCM)

Le lien entre le Big Data et le Supply Chain Management (SCM) est essentiellement d’ordre informationnel. L’analyse de données à grande échelle permet en effet de développer des méthodes d’analyse prédictive, avec un niveau de performance jusque-là inégalé.

Le Big Data, associé aux logiciels de modélisation de l’activité, confère une capacité d’anticipation très fine de l’évolution de l’offre et de la demande. A la condition évidemment que les données collectées soient en  nombre et en qualité suffisantes, le Big data permet de prévoir les volumes de ventes, d’anticiper l’évolution des prix, les différents articles vendus, la date de vente, etc., mais surtout…les données clients ! Cela permet de mieux concentrer vos efforts marketing et publicitaires selon le profil de chaque client, pour lui proposer les bons produits au bon moment. A tel point qu’aux États-Unis, le leader de la grande distribution Target parvient à prédire la date d’accouchement de ses clientes en analysant leurs comportements d’achats.

Sur le plan logistique, le Big Data offre la possibilité de disposer d’un inventaire actualisé en termps réel. Picking, placement dans les rayons, tournées de transport, etc, toutes ses données font l’objet d’un traitement permanent, pour adapter la chaîne logistique à l’évolution de l’activité. Souplesse, résilience et adaptabilité sont ainsi au rendez-vous ! Parce que le niveau de la demande est sans cesse anticipé, les risques de rupture de stock sont limités et les coûts de stockage optimisés. Par exemple, grâce au Big data et au machine learning, Leroy Merlin a réduit ses stocks résiduels de 8% !

 

Comment le Big data bouleverse les 5V du Supply Chain Management ?

 

De fait, le Big Data boulverse les les 5V « Variety, Volume, Veracity, Velocity et Value-adding », véritable mantra des logisticiens.

  • Le stockage massif des données se traduit par des reportings de meilleure qualité, lesquels améliorent le fléchage des budgets SCM, publicitaires et marketing (Volume).
  • Les sources de données (variety) sont également multipliées, qu’il s’agisse de fournisseurs, d’intermédiaires, de fabricants, de distributeurs ou de vendeurs au détail, pour une précision toujours plus fine des indicateurs.
  • La vitesse des processus internes (velocity) est également accélérée grâce à la donnée. A la clé, une réduction des délais de livraison, une meilleure gestion des stocks, une réduction des envois incomplets, une optimisiation de l’inventaire, etc.
  • Le croisement de multiples sources d’information renforce également la pertinence et la viabilité des données (veracity).
  • La donnée augmente enfin l’intérêt des outils analytiques génériques tels qu’Apache Hadoop, Cloud computing, IoT, MDBMS et Map-reduce utilisés par les logisticiens (Value-adding).

Les technologies incontournables au service du Big Data

La donnée au service de la supply chain

L’avènement de la 5G constitue une véritable avancée pour le traitement des données logistiques. Elle renforcera la visibilité et les capacités de pilotage de chaque étape de la supply chain.

Son corrolaire, l’IoT (Internet of Things, ou Internet des objets en français), multiplie les points de collecte des données à travers une foule de capteurs, de sondes et d’autres outils de mesure connectés.

Au-delà de l’univers des crypto-monnaies, la blockchain, cette technologie de stockage et de transmission des informations sans organe de contrôle, constitue également un atout majeur pour la logistique. L’instauration de bases de données distribuées favorise une meilleure circulation de l’information et un partage de documentaire plus massif et plus agile, avec potentiellement une accélération et une simplification des formalités administratives et douanières.

Enfin, le Big data enrichit naturellement les logiciels actuels de gestion de la supply chain, tels que les TMS (Transport Management System) ou les WMS (Warehouse Management System) et renforce le pilotage de tous les flux de la supply chain.

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