Evolution des prix, cadre réglementaire, digitalisation, réduction des émissions de CO2, etc., sont autant de sujets au cœur de l’actualité pour les professionnels du transport routier. Découvrons ensemble les points clés à connaître, à l’avant-garde des évolutions du marché dans les années à venir !

Le secteur du transport routier avance à vitesse Grand V. Digitalisation, automatisation, transition énergétique sont autant de sujets majeurs à considérer. Le marché représente aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 200 milliards d’euros ! Plusieurs incertitudes pèsent sur la stabilité du marché européen, à l’image des conditions du Brexit, ou la guerre commerciale sino-américaine. La crise sanitaire du Covid-19 a mis la supply chain à rude épreuve, et oblige les entreprises à augmenter leur résilience face aux chocs exogènes de grande ampleur. En 2019, l’activité du TRM s’est stabilisée, avec une légère inflexion de -0,1% en glissement annuel, d’après le Comité National Routier. Le marché est en proie à une certaine atonie, et peut tirer son épingle du jeu en saisissant quelques larges tendances structurantes pour les années à venir.

 

Marché du transport routier et digitalisation : le grand bouleversement ?

 

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La digitalisation est, sans aucun doute, l’une des mutations majeures sur le marché du transport au XXIème siècle. Elle permet de fluidifier l’ensemble des flux logistiques et d’améliorer leur coordination. De nombreux éditeurs de logiciels s’intéressent au secteur Transport & Logistique pour proposer des solutions de Supply Chain Management, Procurement, Transport et Warehouse Management. Les entreprises apprécient particulièrement les solutions de mutualisation des demandes et des offres de transport, par l’intermédiaire des bourses de fret, pour optimiser leurs chargements et leurs coûts variables.

L’internationalisation des marchés oblige les entreprises à accentuer leurs efforts pour demeurer compétitives, et proposer des tarifs plus bas que leurs concurrents. Aussi, le e-commerce a accru cette tendance à la concentration des acteurs, au gigantisme et à la dépendance d’une chaîne de sous-traitants à un large acteur. Cette tendance oblige les entreprises à transporter davantage de petits colis, mais plus rapidement. « Coût, qualité, délai » est devenu le nouveau crédo de nombreuses sociétés. L’utilisation de robots collaboratifs (« cobots ») est largement répandue.

Ce phénomène est à l’origine d’une « guerre des prix », favorable au consommateur, mais grévant parfois la profitabilité de nombreuses entreprises.

 

Transport routier et Transition Environnementale : une attente au cœur des préoccupations ?

 

La transition écologique est un autre sujet de préoccupations pour les professionnels du secteur. En 2019, le transport routier de marchandises a représenté 26% du total des émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Les récentes évolutions de la régulation obligent les entreprises à mettre en œuvre de nouvelles initiatives, dans la continuité du volet 3 du Paquet Mobilité relatif à la mobilité durable. Elles doivent s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 15% à l’horizon 2024 (par rapport à l’année 2019), puis de 15% supplémentaires à l’horizon 2030.

Cette tendance s’appuie sur la digitalisation des processus, permettant d’optimiser les chargements, les tournées, limiter les voyages à vide et faciliter la logistique du dernier kilomètre.

 

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Transport routier et régulation des prix : à quoi faut-il s’attendre ?

 

A l’exception de l’Espagne, le marché du transport routier européen est soumis à une pression concurrentielle croissante, suite à l’internationalisation des échanges et à l’interconnexion des places commerciales.

Le secteur du transport routier devrait croître d’environ 8% à l’horizon 2030. Les récentes prévisions publiées avant l’éclatement de la crise sanitaire du Covid-19 prévoyaient 2 millions de recrutements dans les prochaines années. Il va sans dire que ce chiffre doit être raisonnablement revu à la baisse. Cela devrait aussi générer une stagnation des prix (voire une légère diminution), doublée d’une certaine atonie. En conclusion, le marché en 2021 devrait s’inscrire dans la continuité de celui de 2020 : une baisse lente mais continue des prix est à anticiper à l’échelle européenne.

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