Les ZFE (Zones à Faibles Émissions) sont des lieux de circulation restreinte pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, interdites aux véhicules polluants. Découvrons ensemble tout ce qu’il faut savoir au sujet de cet outil destiné à améliorer la qualité de l’air.

 Comme tous les secteurs économiques, le transport a son rôle à jouer dans la limitation de son impact sur l’environnement. Qu’il s’agisse des déplacements privés ou du transport de marchandises, il représente environ 30% de l’inventaire national des gaz à effet de serre, d’après le Ministère de l’Environnement français. Le transport des poids lourds, y compris bus et cars, représente 22 % des émissions du secteur des transports. Le transport par la route constitue ainsi la quasi-totalité des émissions du transport (95 %). Dans ce contexte, les ZFE se présentent comme un outil efficace pour réduire les émissions polluantes en encourageant le remplacement des véhicules les plus âgés. En effet, cette catégorie de véhicules est aussi la plus polluante, du fait de l’ancienneté des moteurs et des technologies. En tant que professionnel de la logistique, vous êtes concerné par les ZFE. A ce jour, il existe environ 300 ZFE en Europe.

 

Pourquoi avoir créé des ZFE ?

 

Créées en 2015, les ZFE ont été introduites dans la réglementation par la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte. Elle répond à la volonté du gouvernement de remplacer progressivement les véhicules les plus polluants en faveur de véhicules plus propres.

Ainsi, chaque véhicule dispose d’un certificat qualité de l’air (CQA), attribué en fonction de ses émissions polluantes. Numéroté de 1 à 5, il permet d’entrer ou non dans certaines ZFE. Par exemple, si une ZFE n’autorise l’accès que des véhicules disposant d’un CQA jusqu’à 3 inclus, les véhicules classés 4 et 5 ne peuvent y circuler légalement.

Les ZFE peuvent être décrétées par n’importe quelle agglomération ou commune, si elles répondent à un besoin de préserver la qualité de l’air. On en trouve majoritairement dans les grandes agglomérations françaises.

 

Qu’est-ce qu’une ZFE PL pour le transport de marchandises ?

 

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Les ZFE actuelles ne concernent que les VUL (Véhicules Utilitaires Légers) et les PL (Poids Lourds). L’acronyme ZFE PL signifie donc « Zone à faibles émissions Poids Lourds ». Nous comprenons ici que les pouvoirs publics souhaitent notamment éviter l’épineux sujet de l’utilisation de la voiture individuelle.

Cibler uniquement les VUL et PL ouvre la voie à plusieurs remises en question. Bien que les émissions propres à une voiture soient généralement plus faibles que celles d’un un camion, mais leur quantité étant sensiblement plus importante, leur contribution totale aux gaz à effets de serre est donc plus élevée à l’échelle globale. Aussi, la multiplication des contraintes réglementaires contre les transports de marchandises doivent s’accompagner de dispositifs de soutien en faveur du report modal. Aussi, les VUL et PL ne concernent pas uniquement des activités de transport de marchandises. Par exemple, les véhicules utilitaires légers sont peu utilisés pour des opérations de transport et de livraison.

Aussi, il est important de souligner les efforts réalisés par les entreprises du secteur pour accompagner la transition environnementale, via le remplacement régulier de leurs véhicules.

 

Les ZFE améliorent-elles la qualité de l’air dans les zones concernées ?

 

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Toute collectivité créant une ZFE doit réaliser une étude d’impact a posteriori pour évaluer l’efficacité de la mesure, et justifier son maintien dans le temps. Les résultats rendus publics permettent de conclure à une efficacité de cette mesure, de surcroît lorsqu’elle est appliquée à un périmètre large. De manière évidente, plus elle est restrictive, et mieux elle fonctionne.

Naturellement, son utilisation doit être proportionnée à l’aune des inconvénients qu’elle génère pour les particuliers et les professionnels négativement impactés.

Ainsi, les ZFE permettent visiblement d’améliorer la qualité de l’air, mais doivent être envisagées en complément d’autres mesures utiles. Par exemple, la facilitation du report modal ou la réduction des kilométrages. Le chemin vers une qualité de l’air satisfaisante est encore long !

 

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