L’écotaxe, aussi appelée « malus écologique », est appliqué lors de l’achat de véhicules polluants, pour inciter l’achat de modèles émettant de faibles quantités de CO2. Explications.

L’écotaxe est un terme désormais connu de tous les français. Ses prémices furent esquissées dès l’élection du Président François Hollande, en 2012, qui souhaitait appliquer le principe du « pollueur-payeur » pour encourager l’achat de véhicules propres. En 2013, la mesure est vigoureusement contestée, et plusieurs portiques destinés à collecter la taxe poids lourds furent vandalisés. En 2021, l’écotaxe a pris une tout autre forme. Elle s’applique désormais à l’ensemble des véhicules sous la forme d’un malus écologique pour pénaliser l’achat des véhicules jugés trop polluants. Découvrons ensemble en quoi consiste l’écotaxe en 2021 pour les entreprises.

Qu’est-ce que l’écotaxe ?

L’écotaxe, aussi appelée « malus écologique » est une mesure reconduite dans le projet de Loi de finances 2021, porté par le ministre de l’Économie. Il prévoit l’accroissement du malus écologique pour lutter contre le réchauffement climatique, qui s’applique désormais pour tous les véhicules émettant au moins 133 grammes de CO2 par kilomètre. Cela incite les entreprises à adopter une véritable politique RSE, y compris dans leur gestion du transport.

Aussi, l’année 2021 permet d’harmoniser les seuils avec le passage en cycles WLTP (Worldwide Harmonized Light vehicles Test Procedures). Cette nouvelle méthode de calcul est plus restrictive que l’ancienne (les cycles NEDC), et contraint davantage d’automobilistes à se soumettre à l’écotaxe.

En revanche, le malus applicable sur le poids des véhicules est une mesure reportée en 2022.

. En 2025, son barème commence à 10 € pour la fraction de la masse comprise entre 1 600 kg et 1 799 kg. Elle va jusqu’à 30 € pour la fraction de masse à partir de 2 100 kg.

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Quelles sont les nouveautés introduites en janvier 2021 concernant l’écotaxe ?

 

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Depuis le 1ᵉʳ mars 2025, le système de malus écologique (Écotaxe) a été profondément révisé. L’objectif est de renforcer la lutte contre les émissions polluantes des véhicules en France. Le seuil de la taxe CO₂ a été abaissé de 132 en 2021 à 113 g/km de CO₂ en 2025. Tout véhicule émettant un niveau supérieur à ce seuil devra désormais contribuer à financer ce malus.

Pour mieux comprendre le calcul de l’Écotaxe, il convient de se référer au barème officiel publié par l’administration. Le montant de la taxe à payer dépend du taux d’émissions de CO₂ indiqué sur la carte grise (rubrique V7). Plus ce taux est élevé, plus la contribution est forte.En 2025, le barème commence donc à 113 g/km pour un malus de 50 euros. Progressif, il augmente par paliers pour atteindre jusqu’à 70 000 euros avec les véhicules aux plus fortes émissions de carbone. Seuls les véhicules électriques ou à hydrogène sont exonérés de cette taxe. Ceci afin d’afficher une volonté de soutenir la transition vers des mobilités plus durables.

À cela s’ajoute une taxe au poids pour les véhicules lourds (supérieurs à 1 600 kg). Cette taxe supplémentaire impacte notamment les SUV et certains utilitaires. Il est essentiel d’intégrer ces nouvelles règles dans la stratégie d’achat de flotte des entreprises. Cela permet de mieux maîtriser les charges fiscales et réduire l’empreinte carbone globale.

Voici le barème actuel du malus écologique :

 

Tableau comparatif du malus écologique automobile présentant les émissions de CO₂ (g/km) et les montants applicables en 2024 et 2025 selon le barème français.

Implications pour les entreprises

Bien appréhender l’impact de l’Écotaxe sur votre flotte de véhicules est essentiel pour maîtriser les coûts. Veillez à bien vous renseigner sur les évolutions pour anticiper le calcul de la fiscalité environnementale. Avec un barème de plus en plus strict, des modèles autrefois neutres sont dorénavant taxables. Cela augmente les dépenses liées aux achats et aux renouvellements de véhicules. Intégrée dans les plans d’investissements, l’Écotaxe oriente vers des solutions moins polluantes ou électriques pour en réduire la contribution.

L’Écotaxe influence également le prix de revente et la consommation d’une flotte. En effet, les modèles les plus lourds ou les plus polluants seront pénalisés. Une gestion proactive est nécessaire pour optimiser le coût d’exploitation et l’empreinte carbone de l’entreprise. Pour vous aider, les simulateurs de taxe et ressources officielles contribuent à estimer le montant avant l’achat.

L’Écotaxe ne doit pas être confondue avec l’éco-contribution. Cette dernière finance le recyclage des déchets de produits en fin de vie. La participation versée est destinée à la gestion et à la préservation des espaces naturels.

De son côté, l’Écotaxe est une taxe environnementale appliquée au moment de l’achat ou de l’immatriculation. Son rôle est de pénaliser les émissions excessives de CO₂ des véhicules.

La distinction entre les deux taxes est essentielle pour les entreprises qui optimisent leur budget automobile.  Elles s’inscrivent toutes deux dans le cadre d’une stratégie de transport durable.

Quels sont les changements attendus en juillet 2026 ?

 

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En France, les projets de fiscalité environnementale prévoient un renforcement du malus écologique pour l’année prochaine. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le seuil d’Écotaxe pour le malus CO₂ devrait être de nouveau abaissé. Il devrait se situer autour de 108 g/km avec toujours plus de véhicules concernés. Le plafond de la taxe maximale atteindra alors 80 000 euros pour les modèles au taux le plus élevé.

Le malus au poids va s’appliquer dès 1 500 kg pour cibler les modèles lourds et les grandes caravanes. Une taxe sur les voitures d’occasion importées est également envisagée en fonction de leur taux d’émissions et de leur ancienneté. Toutes ces mesures visent une accélération de la transition vers des véhicules électriques.

 

Le marché des transports est en pleine ébullition, et a son rôle à jouer dans la conduite de la transition environnementale. Les pouvoirs publics s’en saisissent pleinement pour orienter les dépenses des particuliers et des entreprises en faveur des véhicules propres. Il demeure essentiel de demeurer informé de l’évolution réglementaire du marché des transports, pour anticiper les changements, saisir les meilleures opportunités, et mettre en place une green supply chain.