Un Indicateur Clé de Performance (ICP), ou Key Performance Indicator (KPI) en anglais, est une donnée chiffrée, un chiffre, un nombre ou un pourcentage qui reflète le plus objectivement possible l’objet de son étude. Appliqués à la supply chain, ces indicateurs permettent de mesurer ses performances ainsi que l’impact des actions menées par l’entreprise pour optimiser son efficacité. Analysés régulièrement, ils aident à déceler les éventuels freins à la productivité et fournissent une base solide à la prise de décision. Les KPIs s’intègrent ainsi dans une gestion « data driven » de la chaine logistique. Découvrez les principaux exemples d’indicateurs clés de la performance de la chaine logistique ainsi que des solutions pour les intégrer à votre stratégie de gestion et d’amélioration continue de la supply chain.

 

Les principaux indicateurs de performance

La liste des indicateurs clés de performance est quasi infinie. Le supply chain manager a notamment à sa disposition :

  • Des indicateurs de performance globale de la chaine logistique : coût global, niveau de stock en valeur, couverture de stock, taux de satisfaction client, etc.
  • Des indicateurs d’approvisionnement ou d’achat : pourcentage d’échecs de commandes dues au non-respect de l’accord avec le fournisseur, lead time de la commande d’achat, etc.
  • Des indicateurs de production : capacité de production inutilisée, coût de revient par produit, durée des arrêts par équipement, etc.
  • Des indicateurs de stocks et de stockage : fréquence de rotation, de rupture ou de contraction des stocks, coût unitaire de stockage, etc.
  • Des indicateurs liés au transport : coût du transport, taux d’utilisation de la flotte, nombre de livraisons à temps, etc.
  • Des indicateurs sociaux : fréquence des accidents de travail, taux d’absentéisme, etc.
  • Des indicateurs environnementaux : consommation d’énergie, taux de transport à vide, etc.

 

Quelques exemples concrets de KPIs logistiques

Voici quelques exemples des principaux KPIs utiles à la supervision de la chaine logistique :

  • Le taux de conformité, en délais, en qualité et en quantité, des commandes passées aux fournisseurs : plus ce ratio est bas, plus la relation avec le fournisseur est fragile. Décelé à temps, ce problème peut être réglé en recadrant la situation ou en changeant de fournisseur.
  • La couverture de stock : cet indicateur mesure la « durée de vie » du stock en nombre de jours. Si la fréquence de rotation est faible, c’est généralement que la gestion du stock est efficace.
  • Le taux d’occupation de l’entrepôt : on considère habituellement qu’il doit se situer aux environs de 85 %.
  • Le lead time livraison : cet indicateur traduit le nombre de jours entre la commande et la livraison.
  • Le taux de livraisons à temps : ce pourcentage traduit notamment votre capacité à gérer le dernier kilomètre.

 

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Comment les intégrer dans la stratégie de logistique ?

Avec la digitalisation de la chaine logistique, il est désormais possible de collecter un volume considérable de données. Pour les exploiter, il est indispensable de les trier et de les organiser. Mais avant tout, il s’agit de définir les informations utiles à la réalisation d’objectifs clairement définis. C’est pourquoi une stratégie logistique pilotée par la data doit respecter certaines étapes :

  1. La définition précise des objectifs à atteindre et leur quantification : optimisation des délais de livraison, augmentation de la productivité, réduction des coûts de stockage ou de transport, etc.
  2. La définition d’un plan d’action permettant d’atteindre ces objectifs
  3. La mise en place d’indicateurs clés de performance relatifs à la mesure des actions à mener
  4. Le déploiement du plan d’action
  5. Le suivi des actions sur la durée et la mesure de leurs résultats grâce à l’analyse des KPIs

Différents logiciels comme les ERP ou les WMS permettent de collecter, centraliser, visualiser et analyser les données. S’ils intègrent les principaux KPIs logistiques, ils donnent aussi la possibilité de les personnaliser. Les données sont organisées à travers des tableaux de bord. Un dashboard permet alors de prendre connaissance de la « santé » de la chaine logistique et de réagir rapidement en cas de problème.

 

Quels sont les maillons de la chaine logistique à tracker ?

Pour ne pas se noyer dans un océan de données, il est primordial de définir les maillons de la supply chain à suivre en priorité. Tous les processus de la chaine logistique peuvent être analysés :

  • La réception des marchandises : réceptions conformes ou non, délais des fournisseurs…
  • Le stockage et les stocks : pourcentage de références en stock, nombre de jours de disponibilité des articles, pourcentage d’occupation par type d’emplacements…
  • Les expéditions : pourcentage de commandes préparées par heure, nombre de commandes expédiées par jour, ratio de commandes complètes expédiées…
  • Les livraisons : pourcentage de livraisons à temps et complètes, délais moyens de livraison par type de produits…
  • Le transport : taux de voyages à vide, capacité de transport utilisée par rapport à la capacité réelle, zones géographiques les mieux desservies…

 

 

Une démarche fondée sur les données au service de l’efficacité et de la rentabilité des entreprises

L’augmentation constante des coûts logistiques représente un enjeu de taille pour les entreprises. Pour garantir leur rentabilité, l’optimisation de la supply chain est devenue une priorité. Les données chiffrées fournies par les KPIs logistiques sont donc primordiales. En effet, elles sont de précieuses aides à la prise de décision. Une telle stratégie permet dès lors d’optimiser la supply chain efficacement et de maîtriser les coûts qui lui sont liés tout en améliorant la satisfaction client.

 

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