L’indice CNL mesure les coûts d’exploitation des véhicules industriels pour les transporteurs routiers. Leur évolution est importante pour de nombreux acteurs de la supply chain, afin de mieux maîtriser les coûts et optimiser la logistique. Découvrons ensemble ce dont il s’agit et comment l’utiliser à bon escient !

Calculé chaque trimestre par le Comité National Routier, l’indice CNL permet de mesurer l’ensemble des coûts d’exploitation afférant à l’exploitation des véhicules industriels. Il n’est pas toujours simple de les appréhender concrètement, compte tenu de l’offre de biens et services pléthorique disponible sur le marché. Outre le carburant et l’entretien, nombreux sont les autres postes de dépenses à prendre en considération. Des écarts de prix souvent importants méritent une analyse poussée des coûts à prévoir. L’indice CNL est donc un indicateur clé pour les acteurs de la logistique, afin de mieux prévoir l’ensemble de leurs coûts, et optimiser leur rentabilité. Découvrons ensemble comment parvenir à créer votre propre estimation.

 

Indice CNL : comment faire votre estimation ?

Etape #1 : Estimer les coûts de détention

 

Cette question conduit à se poser la question « qui assume les risques attachés au véhicule ? » Il est possible de financer un véhicule de deux manières :

  • Avec le financement direct, l’entreprise est propriétaire du bien. Il  figure dans ses immobilisations, à l’actif du bilan. Il peut être financé sur fonds propres, ou via un emprunt bancaire. Ce dernier donne lieu au paiement d’intérêts financiers, ainsi qu’à des dépréciations.
  • Le financement indirect (ou locatif) implique de régler des loyers sans acquérir la propriété du bien. Dans ce cas, les loyers sont considérés comme des charges d’exploitation.

Il est donc nécessaire d’estimer les coûts de détention de votre véhicule à l’aune de son prix de revient, de la durée de détention, du taux de financement et de sa valeur résiduelle.

 

Etape #2 : Estimer les coûts d’entretien et de réparation

 

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Depuis quelques années, on assiste à une augmentation des interventions d’entretien préventives, à une diminution du coût des outillages spécialisés et à une hausse de la qualité des prestations de services rendus pour la fiabilité des véhicules. Dans l’ensemble, la structure des coûts d’entretien a été modifiée, mais n’a pas diminué.

Les charges d’entretien peuvent être calculées en fonction du nombre de kilomètres parcourus, au forfait ou selon la quantité d’heures de fonctionnement. Les approches à utiliser dépendent de votre activité professionnelle (engins industriels de chantier, de distribution, messagerie, pétrolier, route, autoroute, etc.)

Aussi, prenez en considération toutes les opérations d’entretien réalisées, en incluant les dépannages, remorquages, remises à niveau, visites techniques, lavages, appoints d’huiles, remplacement des batteries, etc.

 

Etape #3 : Estimer le coût des assurances, des taxes et les coûts annexes

 

En premier lieu, l’assurance en responsabilité civile (ou assurance aux tiers) est obligatoire. Il est également possible de souscrire à des assurances supplémentaires facultatives, pour couvrir davantage de sinistres et litiges de transport.

Le montant de la prime d’assurance à régler dépend de la catégorie du véhicule, des marchandises transportées, de la nature du trafic (local, national ou international), du type de transport logistique opéré (public ou privé) ainsi que des éventuels sinistres antérieurs survenus.

Le coût d’un sinistre est évalué en additionnant le coût de l’immobilisation du véhicule, et le temps passé à son traitement.

Les assurances facultatives servent plutôt à prévoir les risques divers hors-circulation (les vols, les incendies ou les bris de glace), les dommages au véhicule, etc.

N’omettez pas de régler l’ensemble des taxes et redevances ! Tout d’abord, la taxe professionnelle est fixée annuellement par les collectivités locales. La taxe spéciale s’applique à certains véhicules dont le PTC est supérieur ou égal à 12 tonnes. Enfin, les autres taxes ou redevances sont à régler lors des visites ou contrôles techniques périodiques.

 Enfin, le calcul de l’indice CNL prend aussi en considération l’ensemble des coûts liés au suivi administratif des véhicules et à leur revente.

Vous voilà désormais en pleine possession de tous les postes de coûts à inclure pour calculer les coûts d’exploitation de vos propres véhicules industriels. L’indice CNL calculé trimestriellement par le Comité National Routier pour un véhicule industriel en location sans conducteur est le suivant :

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Il est donc préférable de calculer votre propre indice CNL, compte tenu de la diversité des situations existantes selon les entreprises pour le transport routier de marchandises. A terme, il permet d’optimiser concrètement vos performances, et la croissance de votre entreprise !