Organisée par l’ONU, la 26e Conférence des Parties (COP26) pour le Climat s’est tenue à Glasgow, en Ecosse, entre le 31 octobre et le 13 novembre 2021. Au cours de ces deux semaines de négociations, la journée du 10 novembre a été consacrée aux transports, un secteur responsable d’environ un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) selon le GIEC (Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Comment les acteurs de la COP26 envisagent-ils de réduire l’impact environnemental du transport et plus spécifiquement du fret ? Quelles sont les mesures prises par la France ? Et quel impact ces décisions auront-elles sur la stratégie des entreprises ?

 

Le contexte de la COP26

 

La COP26 a fixé un objectif clair et ambitieux : celui de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle d’ici à 2100, un chiffre établi et acté par l’Accord de Paris de 2015. Plus de 200 dirigeants mondiaux ainsi que plusieurs milliers de représentants gouvernementaux, de villes, de régions, d’entreprises, d’ONG… ont participé aux débats. Ces derniers ont abouti le 13 novembre à l’adoption du Pacte de Glasgow pour le climat, lequel mentionne pour la première fois la volonté de réduire les énergies fossiles.

 

Les problématiques soulevées quant au transport de marchandises

 

Avec l’explosion du e-commerce et l’augmentation des échanges mondiaux, le transport de marchandises s’est considérablement intensifié. Ainsi, le volume de gaz à effet de serre émis par le secteur du transport a plus que doublé depuis les années 70 et 80 % de cette augmentation est due aux véhicules routiers. D’ici 2050, la demande de fret mondial devrait encore doubler, ce qui représenterait une hausse de 25 % des émissions mondiales de GES. Le secteur des transports dépend essentiellement des énergies fossiles : la décarbonation des transports de marchandises aériens, maritimes, ferroviaires et routiers est dont un des enjeux majeurs soulevés par la COP26.

 

Les actions prévues par le gouvernement

 

Lors de la COP26, la France :

  • Signe la Clydebank Declaration : l’objectif est de créer d’ici 2025 des « corridors verts », c’est-à-dire des routes maritimes « zéro émission »
  • Participe à l’initiative Because the Ocean pour supprimer les émissions de GES issues du transport maritime international.
  • Rejoint la coalition sur l’ambition climatique de l’aviation internationale et participe à trouver des solutions pour réduire les émissions du secteur aérien.
  • S’engage à encourager la création d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques.
  • Rejoint l’accord mettant fin aux financements publics à l’étranger des projets d’exploitation d’énergies fossiles d’ici fin 2022. 
  • Intègre le Beyond Oil and Gas, alliance en faveur de l’élimination progressive de la production de gaz et de pétrole.

 

Comment réduire l’impact environnemental du transport de marchandises ?

 

Pour atteindre les objectifs fixés par la COP26, les entreprises ont un rôle clé à jouer. L’intégration de la green supply chain doit leur permettre de réduire leur empreinte carbone, depuis leur approvisionnement en matières premières jusqu’au recyclage des produits en fin de vie en passant par leur mode de livraison. Cette stratégie logistique durable et écologique contribue à la préservation de l’environnement, à renforcer l’image de marque de l’entreprise et à réduire ses coûts.

 

Le transport de marchandises, un des sujets phares de la COP26

 

Le transport de marchandises a compté parmi les sujets phares de la COP26. Des efforts doivent être consentis pour réduire de plus de leur moitié les émissions de GES d’ici 2030 et pour que l’Europe atteigne la « neutralité carbone » en 2050. Fin des véhicules thermiques, nouvelles réglementations, énergies renouvelables, relance du ferroviaire… sont autant de moyens pour atteindre ces objectifs.

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