Blockchain : quelles sont les applications de la technologie ?

 

La Blockchain est l’une des technologies les plus prometteuses à moyen et long terme en vue de révolutionner les échanges, le stockage et l’archivage des informations à l’échelle mondiale. Découvrons ensemble tout ce que la blockchain va changer dans le quotidien des entreprises !

 

Il y a quelques années, la Blockchain était un concept totalement inconnu du grand public. Aujourd’hui, la voilà bel et bien au coeur de notre quotidien ! Nombreuses sont les entreprises qui décident de franchir le pas, si bien que certaines estiment qu’il s’agit de la technologie la plus prometteuse du XXIe siècle. « Chaine de blocs » en français, cette technologie désigne une nouvelle manière de transmettre et stocker les données numériques de manière totalement transparente, sécurisée, sans organe de contrôle et à un coût défiant toute concurrence. Elle peut être utilisée pour transférer des actifs (devises, titres financiers, etc.), pour assurer la traçabilité de produits dans le cadre d’échanges commerciaux ou pour exécuter automatiquement des contrats (on parle de « smart contracts »). Concrètement, ces usages peuvent apporter de nombreux atouts compétitifs et améliorer la croissance des entreprises dans de nombreux secteurs d’activité. Selon de nombreux spécialistes, un gain de temps, d’argent, de confiance et de sécurité sont à la clé pour toutes les entreprises ambitieuses qui font le pari de la blockchain. D’après Capgemini, seulement 3% des sociétés qui exploitent déjà cette technologie l’utilisent à grande échelle, 10% disposent d’un programme pilote et 87% sont encore au stade de l’expérimentation. Ces statistiques devraient sensiblement augmenter dans les années à venir, portées par de nombreux projets déjà très prometteurs.

Blackchain

La blockchain dans le secteur financier

 

La blockchain est déjà utilisée par plusieurs acteurs de la finance (asset managers, banques, organismes de crédits, etc.) pour faciliter l’exécution automatique de contrats (smart contracts) ou pour réduire le délai de traitement d’une opération de souscription ou de cession d’un actif financier. Elle permet d’éviter l’utilisation des chambres de compensation (clearing) pour authentifier une transaction et gagner du temps. Alors que trois jours étaient nécessaires pour traiter une opération de moyenne taille sur le marché obligataire, la blockchain permettra de réduire ce délai à…10 minutes ! Crédit Agricole a déjà investi dans cette technologie pour faciliter le transfert de fonds à l’international. De son côté, Arkéa (Groupe Crédit Mutuel) fait partie des premiers gérants d’actifs à avoir fait le pari de la blockchain.

 

Bien qu’il soit possible d’échanger des devises telles que l’euro ou le dollars sur la blockchain, les crypto monnaies (bitcoin et ethereum par exemple) se sont largement développés ces dernières années, et sont en passe de devenir un nouveau moyen d’échange à grande échelle dans le monde. Cependant, elles présentent encore de nombreuses imperfections, notamment en raison de l’absence d’autorité contrôle en matière de lutte contre le blanchiment ou le financement du terrorisme.

 

Les acteurs du crowdfunding (financement participatif) s’appuient régulièrement sur la blockchain pour transmettre, stocker et authentifier les transactions réalisées. En réduisant la quantité d’intermédiaires, ils diminuent le montant des commissions prélevées et améliorent ainsi leur compétitivité par rapport aux offres de financement bancaires traditionnelles.

 

La blockchain dans les métiers de l’assurance

 

Les métiers de l’assurance sont également concernés par l’automatisation des contrats et la facilitation des opérations d’indemnisation. Ce secteur étant concerné au premier plan par la conservation des données personnelles, nous pouvons estimer que la blockchain offrira des solutions performantes afin de les conserver de manière décentralisée et sécurisée. BNP Paribas a mis en avant cette technologie pour « reprendre la main sur ses données personnelles ».

 

La blockchain dans le secteur immobilier

 

La publication d’informations sur la blockchain permettrait de faciliter la circulation des données liées à la construction d’un nouveau bâtiment, la délivrance d’un permis de construire ou les détails d’un appel d’offres par exemple. Les informations circuleraient plus rapidement et plus simplement entre les acteurs afin de lever de nombreuses complexités qui alourdissent aujourd’hui les procédures légales.

De manière étonnante, des pays peu développés tels que le Ghana ou le Honduras ont déjà eu recours à la blockchain pour enregistrer des actes fonciers et pour identifier les tentatives de spoliation de terrains entre différentes communautés autochtones.

 

La blockchain dans le secteur de l’énergie

 

La suppression des intermédiaires est au cœur du sujet dans ce secteur. Grâce à la blockchain, il ne sera plus nécessaire de passer par un fournisseur d’énergie pour revendre la production de vos propres panneaux solaires par exemple. A nouveau, cette simplification allège également les coûts de production et de revente au client final. En plus d’être économiquement efficace, cette solution est écologiquement responsable !

 

Enedis, Bouygues et Schneider travaillent déjà sur les questions de droits d’accès aux données énergétiques pour renforcer la sécurité de leurs installations.

 

blockchain techno

 

La grande majorité des secteurs d’activité sont directement concernés par la blockchain. En effet, les applications sont nombreuses et apportent des avantages compétitifs non négligeables pour adapter les modes de fonctionnement des entreprise aux grands défis du numérique. Différencier son offre de produits/services et afficher son dynamisme est un moyen utile pour diffuser une image positive de ses activités, pour convaincre de nouveaux clients et gagner de nouvelles parts de marché tout en réduisant les coûts !