La Blockchain fait rêver, suscite des interrogations, de l’étonnement et effraie parfois. Elle est sans contestation l’une des technologies marquantes du début du XXIe siècle, au point de devenir une véritable révolution dans notre quotidien.

Il y a encore 5 ans, personne ne connaissait la blockchain. Il s’agissait tout au plus d’une technologie développée dans un lugubre garage, fondée sur des algorithmes dont seuls quelques informaticiens avaient la clé. Mais surtout, personne ne voyait un quelconque potentiel d’application dans notre quotidien. Et pourtant, la blockchain est désormais l’une des technologies que l’on qualifie de « révolution » à venir tout au long du XXIe siècle. Elle est l’objet de nombreux travaux de recherches, les entreprises de toutes tailles s’en emparent et la population s’intéresse de plus en plus à son développement dans toutes les sphères publiques et privées. En 2018, la blockchain a déjà « disrupté » de nombreux secteurs économiques : supply chain, cryptommonaies, signature de contrats, stockage et transferts de données, banque, assurances, etc. Les spécialistes sont unanimes : ce n’est que le début ! Découvrons ensemble la manière dont la blockchain est en voie de bouleverser nos économies, jusqu’aux tâches les plus banales de notre quotidien.

 

La Blockchain, une révolution ?

 

La blockchain est une technologie de stockage et de circulation d’informations fonctionnant de manière totalement transparente, sécurisée et sans organe central de régulation. Les échanges sont réalisés de pair-à-pair. Il s’agit d’une immense base de données à l’échelle planétaire sécurisée et partagée par différents utilisateurs sans intermédiaires. La transparence des informations transmises permet notamment de vérifier leur authenticité. Elles sont stockées sur plusieurs ordinateurs connectés en réseau par des « nœuds », ce qui réduit le risque de piratage informatique.

 

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Certaines blockchain sont publiques (tout le monde a accès aux informations contenues), tandis que d’autres sont privées (consultables par un groupe d’individu seulement). On l’assimile couramment à une sorte de grand livre comptable ineffaçable et inaltérable. Pour en savoir plus sur le sujet, il existe de nombreux mooc sur la blockchain.

 

Comment la blockchain fonctionne t-elle ?

 

Son nom fait référence aux « blocs » dans lesquelles les informations sont stockées. Chaque bloc est validé par les nœuds du réseau. On appelle cette activité le minage. Des « mineurs », informaticiens hors pairs, travaillent constamment à la résolution des problèmes algorithmiques.

Tout d’abord, il n’y a pas blockchain sans token, c’est à dire un jeton ou une cryptomonnaie par exemple. Il sert à regrouper des transactions dans un bloc. Une fois validé, il est ajouté à la chaîne de blocs. La transaction (échange d’informations, de cryptomonnaies, de biens ou de services) peut avoir lieu. Le déroulement de l’opération est donc visible sur la blockchain, à laquelle tout le monde ou seulement une sélection d’individus peuvent avoir accès (principe des blockchain publiques VS blockchain privées).

 

Quel rapport entre la blockchain et le bitcoin ?

 

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Le bitcoin est un exemple de token, qui est un support indispensable pour que la blockchain existe. Depuis sa création, l’ensemble des échanges de bitcoin sont traités, exécutés et stockés sur la blockchain. Cela permet de réduire la quantité d’intermédiaires, de diminuer les coûts et d’améliorer la rapidité du processus pour les acheteurs et les vendeurs. Elle est donc l’infrastructure virtuelle sur laquelle repose le bitcoin.

 

Qui est l’inventeur du bitcoin ?

 

Justement, personne ne le sait. Un certain Satoshi Nakamoto serait l’inventeur du bitcoin, à moins qu’il ne s’agisse d’un pseudonyme dissimulant un groupe d’informaticiens. En réalité, cette question n’est pas tranchée, et nul n’a réussi à percer le mystère.

 

La blockchain est-elle risquée ?

 

Les informations stockées sur la blockchain se trouvant simultanément sur plusieurs ordinateurs, le risque de piratage est extrêmement faible…à moins que tous les nœuds soient hackés simultanément dans le monde. On parle de système « distribué », ce qui permet d’améliorer sa fiabilité. De plus, deux clés sont nécessaires pour déposer une information (une clé privée et une clé publique). Une fois l’ordre exécuté, les « mineurs » ont pour mission d’authentifier la transaction et d’assurer sa bonne exécution si toutes les conditions sont réunies.

Dès le XIXe siècle, Adam Smith plaçait la confiance au cœur de l’efficacité de l’économie. Près de 200 ans plus tard, la blockchain s’affirme comme la technologie de stockage et de transmission des informations permettant d’emporter la confiance de toutes les parties prenantes : particuliers, entreprises et Etats s’estiment optimistes dans l’avenir de cette technologie. Plus rapide, moins onéreuse et plus sécurisée, les domaines d’application de cette technologie sont immenses, si bien qu’elle est régulièrement qualifiée comme étant la technologie qui bouleversera notre quotidien dans le siècle qui s’ouvre !