Tous les acteurs de la Supply Chain ont conscience de leur rôle dans la décarbonation du secteur, afin d’œuvrer en faveur d’une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Découvrons ensemble quelles sont les perspectives et les leviers d’action à votre disposition.

Comme tous les secteurs économiques, le transport a une carte à jouer dans l’accompagnement de la transition énergétique à l’échelle mondiale. Qu’il s’agisse des déplacements privés ou du transport de marchandises, il représente environ 30% des émissions de GES (Gaz à effet de serre) à l’échelle française, d’après le Ministère de l’Environnement. Le transport des poids lourds, y compris bus et cars, représente 22 % des émissions du secteur des transports. Le transport par la route constitue ainsi la quasi-totalité des émissions du transport (95 %). Dans cette perspective, la décarbonation de la supply chain apparaît comme un enjeu prioritaire. Il s’agit d’une attente forte de la part des pouvoirs publics mais aussi des consommateurs, qui souhaitent réaliser des achats responsables. Réalisons ensemble un état des lieux des principaux leviers d’action à votre disposition pour mettre en place une green supply chain et l’engager sur une trajectoire durable et pérenne !

 

Participer à la décarbonation du transport

 

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La décarbonation du transport passe par l’amélioration des performances énergétiques des véhicules. L’objectif est de parvenir à l’utilisation d’énergies 100% neutres en carbone. Pour parvenir à cet objectif, l’on peut suggérer l’abandon progressif des moteurs diesel, l’adoption de véhicules électriques pour les livraisons en ville ou pour de courtes distances. La question des biocarburants est alors centrale.

Les pistes à creuser en la matière sont les suivantes :

  • L’électrification directe avec des véhicules électriques à caténaires aériennes et à batterie
  • Les véhicules électriques à pile à combustible roulant à l’hydrogène
  • Les véhicules à moteur à combustion interne alimentés aux électrocarburants liquides
  • Les véhicules à moteur à combustion interne alimentés aux éléctrocarburants gazeux

« Au cours des 15 dernières années, l’adoption de mesures en faveur de l’efficacité énergétique des camions a été plutôt limitée. La consommation de carburant moyenne d’un tracteur neuf moyen stagne depuis plus d’une décennie autour de 33 litres/100 km. » selon une étude menée par Transport & Environnement.

 

Améliorer l’efficacité logistique globale des entreprises

 

L’objectif est d’acheminer davantage de marchandises tout en diminuant la quantité de camions sur les routes françaises. Comment faire ? Il faudrait pour cela optimiser la logistique du fret via une meilleure utilisation de la capacité existante des véhicules. La part des frets à vide a chuté de 25% en 1998 à 18% en 2017. Une importante marge de progression existe donc encore.

Il faut alors éviter une sur-complexification des chaînes d’approvisionnement et un excès d’intensification des transports. La mutualisation des cargaisons, l’optimisation du chargement et de la charge de plancher sont des pistes intéressantes à creuser pour contribuer à la réduction des GES.

 

Contribuer au report modal

 

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Le transport routier étant le plus énergivore, il est possible de détourner certains flux vers le transport ferroviaire ou fluvial, moins émetteur de CO2. « La quantité de biens transportés par voie ferrée en France a baissé de 57,7% en 2000 à 33,4 milliards de tkm en 2017, ce qui représente une réduction de volume de 42 % depuis le début du siècle » selon Transport & Environnement. Ainsi, il conviendrait de remplacer progressivement les camions roulant au diesel par le transport ferroviaire, dans la mesure où ils remplissent la même mission. Le transport ferroviaire constitue également une solution plus économe, particulièrement pour les transports supérieurs à 500 km. Cela contribue également à développer les ZFE.

Le report vers les voies navigables permet également de décharger le fret routier. Il engendre moins de pollution atmosphérique, une meilleure sécurité et des économies potentielles. Néanmoins, il présente plusieurs inconvénients en matière de temps, de flexibilité et géographiques pour desservir l’ensemble du territoire. Les voies navigables existantes doivent être constamment draguées, les installations utilisées et entretenues.

Dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM), l’État s’est engagé à élaborer « une stratégie pour le développement du fret ferroviaire ».

 

La transition écologique doit être conduite en écosystème : tous les acteurs du transport et de la logistique tracent la voie vers de nouvelles stratégies menant vers la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Leur objectif est clair : réduire leurs émissions de GES de 30% à l’horizon 2030, et de 70% en 2050.

 

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