L’intralogistique couvre les flux logistiques internes à une entité, c’est-à-dire l’entrepôt, la plateforme de distribution ou encore l’usine. Découvrons ensemble tout ce qu’il faut savoir à ce sujet, et les enjeux pour l’amélioration de vos performances en 2020 !

La logistique il y a 20 ans n’a plus le même visage aujourd’hui. Et dans 20 ans, elle aura vécu une nouvelle révolution. C’est la raison pour laquelle il est indispensable d’anticiper les changements à venir, et vous adapter aux nouveaux standards du secteur. L’intralogistique consiste à mieux gérer l’ensemble des flux internes à l’entreprise, et particulièrement au niveau de l’entrepôt, de la plateforme de distribution, de l’usine, etc. D’un point de vue global, les installations logistiques sont fortement automatisées, de la réception du produit jusqu’à sa livraison au client final. Qu’il s’agisse de robots ou de logiciels spécialisés, de nombreuses solutions permettent d’accroître sa performance. Elles génèrent un gain de temps important et, par conséquent, une meilleure productivité. On parle aujourd’hui d’entrepôt connecté, de AGV : ces différents équipements, associés aux solutions logicielles de WMS, de MES et de GPAO, constituent des outils puissants qui permettent de superviser, de fluidifier et de gérer des flux logistiques de manière optimale.

 

Qu’est-ce que l’intralogistique ?

 

L’intralogistique est une série d’actions physiques organisées ayant pour but d’optimiser les traitements des flux au sein d’une entité donnée. De la réception à l’expédition, elle améliore visiblement l’organisation de chaque flux matériel ou d’information. Les entreprises désirant posséder une plateforme logistique de qualité n’ont d’autres choix pour faire face à la concurrence, réaliser leurs missions dans les meilleurs délais et sans erreur.

Mais surtout, l’intralogistique est intrinsèquement liée à l’automatisation de chaque étape du processus. Elle désigne l’utilisation généralisée de machines pour remplacer l’usage de la force humaine. Cela permet de protéger les salariés de tâches pénibles, ou les exposant à des troubles musculo-squelettiques par exemple. Cobots, logiciels de Supply Chain Management, exosquelettes, etc, sont autant de solutions à portée de main pour les entreprises.

Cela permet d’aboutir à une automatisation de la supply chain. Les tâches à faible valeur ajoutée sont automatisées et programmées. Ainsi, les processus sont entièrement redéfinis, en particulier les tâches chronophages, rébarbatives et répétitives.

 

Quels sont les enjeux de l’automatisation et de la robotisation ?

 

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L’automatisation et la robotisation de la supply chain permet de fluidifier et d’augmenter la vitesse de tous les flux intralogistiques. Ceci a plusieurs conséquences évidentes sur les performances de la supply chain.

En premier lieu, l’on observe une augmentation de la productivité et une baisse des coûts. Il s’agit du premier objectif invoqué par les chefs d’entreprises désirant mettre en place des solutions d’automatisation ou de robotisation. Il s’agit d’un levier de maintien des marges face à l’accroissement des coûts du foncier et de la main d’œuvre. D’après une étude du BCG, les entreprises ayant mis en place une gestion efficace des flux intralogistiques ont observé une chute de leurs coûts comprise entre 20% et 40%.

Vous bénéficiez d’une meilleure capacité opérationnelle à traiter tous vos flux. Des solutions de mécanisation et de robotisation peuvent répondre à un manque de main d’œuvre. De nombreuses entreprises ont parfois du mal à recruter, particulièrement en Europe de l’Ouest, aux États-Unis ou au Japon. Plus flexibles, les flux automatisés circulent 24/7 et ne s’arrêtent jamais !

Vous observerez une réduction du lead-time dans le cycle de livraison, ainsi qu’une hausse du taux de satisfaction des clients. Les cadences seront plus rapides, présenteront moins d’anomalies, et le temps de traitement sera réduit. Vous serez en capacité de livrer vos clients plus rapidement tout en améliorant votre taux de service. Alors qu’un humain fait, en moyenne, 3% d’erreurs, une machine n’excède pas 0,05%. En revanche, un processus automatisé ne peut pas dévier de la procédure inscrite, et s’adapte peu aux imprévus. Un processus manuel est souvent capable de contourner une difficulté, et de réduire les conséquences négatives potentielles.

 

Quels sont les facteurs clés de succès pour mener à bien votre projet d’automatisation ?

 

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Améliorer vos flux intralogistiques peut sembler une mission très lourde. Savoir où focaliser votre attention est un gain de temps précieux ! Voici les facteurs clés de succès sur lesquels vous concentrer :

  • Réaliser un audit des flux sincère et exhaustif. Décortiquer vos processus, et identifiez les points de blocage régulièrement rencontrés. En effet, le système doit répondre aux besoins de traitement des flux, et non l’inverse
  • Une bonne coordination des flux intralogistiques va bien au-delà de la sphère de l’entrepôt, de l’usine, etc. Elle doit également associer tout le département informatique (IT), la direction financière et les ressources humaines
  • La conduite du changement doit être menée avec rigueur et écoute au sein de votre Fonction logistique. L’installation de nouveaux processus génèrera obligatoirement quelques inquiétudes ou réticences chez certains salariés. Cela est normal. Créez des référents (le plus souvent, ce sont les managers) pour écouter, expliquer et rassurer les plus sceptiques. Communiquez régulièrement sur le changement au travers d’e-mails collectifs par exemple
  • La robotisation nécessite enfin de revoir l’interface entre votre logistique et celle de vos partenaires. Vous devez atteindre une interopérabilité des organisations (entre vos expéditions et les réceptions), des marchandises (elles doivent adopter un format standard), et des solutions (vos systèmes d’informations doivent être interfaçables avec ceux de vos partenaires).

Le BCG (Boston Consulting Group) estime que la robotisation des outils de production permettra de diminuer le coût du travail de 16% pour les entreprises dans le monde, et de 9% en France à l’horizon 2025. Malgré tout, l’automatisation se heurte à certaines limites. Sur le plan économique, il n’est pas toujours simple d’atteindre la rentabilité économique. Le retour sur investissement est généralement obtenu entre 5 et 10 ans. Aussi, cette démarche est parfois antagoniste dans des industries où l’on prévoit une réduction de l’activité dans les années à venir. Aussi, tous les produits ne sont pas facilement mécanisables, notamment les produits pondéreux, volumineux ou à faible valeur ajoutée.

 

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